Martine Ouellet sera de la délégation de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) à Glasgow

L’AQLPA et Climat-Québec partageront des objectifs communs à la COP 26

La cheffe de Climat Québec et ancienne ministre des Ressources naturelles du Québec, Martine Ouellet, accompagnera la délégation de l’AQLPA à Glasgow du 7 au 14 novembre prochain. Les deux groupes revendiqueront des actions immédiates, basées sur la science, qui permettraient de s’engager dans le dernier droit et d’éviter la catastrophe climatique.

Pour André Bélisle, président de l’AQLPA, « abandonner le pétrole à très court terme, mettre à contribution tous les leviers de l’État pour entamer une révolution verte, présenter un plan de transition et chiffrer son financement, agir selon la science pour protéger les citoyens et l’environnement, ce sont des objectifs que partagent l’AQLPA et Climat Québec. Martine Ouellet sera une alliée naturelle à Glasgow ».

La fondatrice de Climat Québec, ingénieure et spécialiste de l’efficacité énergétique, est formelle : réduire nos GES pour arrêter la spirale du réchauffement climatique, ce n’est pas une utopie. Nous avons collectivement les moyens économiques et technologiques pour réussir. Ce qu’il manque c’est le courage politique. Il faut s’affranchir des lobbies pétroliers et gaziers qui dictent depuis trop longtemps l’action des gouvernements. Pour cela, il faut des femmes et des hommes politiques qui pensent et agissent autrement et qui se tiennent debout pour l’avenir de l’humanité.  

Plan de conversion musclé

Climat Québec propose de faire du Québec un des pays leaders dans la lutte au réchauffement climatique. Pour ce faire, il investirait 15,5 milliards de dollars dans un premier mandat pour entamer la conversion vers une société sans pétrole et sans gaz. D’abord, en éliminant les combustibles fossiles des chauffes industrielles, des commerces, des édifices publics et des résidences et ensuite, les remplacer par l’électricité verte, la géothermie et le solaire (7,5 milliards). Des investissements pour bonifier le transport collectif (4 milliards) et l’électrification des transports (4 milliards) viendraient compléter ce premier coup de barre nécessaire et urgent de l’État québécois pour faire face à ses obligations. Cette stratégie créerait 350 000 emplois au Québec.

Le strict minimum

Après 30 ans d’échecs, de relations publiques et de tergiversations face à la crise climatique, l’AQLPA et Climat Québec en sont venus à la conclusion qu’aucun gouvernement, au Canada ou au Québec, n’a été à la hauteur de ses responsabilités. Alors que des changements profonds, rapides et décisifs sont plus que jamais nécessaires, le mouvement environnementaliste canadien est à la croisée des chemins. La plupart des grands groupes ne proposent que quelques améliorations au plan fédéral qui est lui-même minimaliste. Une position tiède et intenable, incompatible avec l’urgence de la situation.

Or, nous ne pouvons plus nous contenter du strict minimum. La science nous dit que c’est trop peu, trop tard. L’AQLPA souhaite donc que l’approche de Climat Québec et sa réponse robuste en matière de climat auront des échos à la COP26. 

Un effort de guerre

Reconnaître l’état d’urgence climatique et consentir un véritable effort de guerre pour protéger l’avenir de la planète est une idée qui a germé bien avant que le secrétaire général de l’ONU en fasse une priorité en décembre 2020. Elle avait déjà fait du chemin en Europe et ailleurs auprès de nombreuses associations, villes, universités et organisations comme Groupe Mobilisation du Québec, à l’origine de la déclaration d’urgence climatique (DUC) et d’un plan d’action pour y faire face.

Grâce au travail de plusieurs chiens de garde environnementalistes, le Canada est aujourd’hui reconnu comme un cancre international en matière de réductions de GES. En analysant les propres chiffres du gouvernement fédéral, ils ont révélé la supercherie d’Ottawa, qui continue de pavoiser malgré son bilan lamentable. Pour André Bélisle, observateur de la scène environnementale depuis 40 ans, malgré tous les signaux de détresse que nous lancent le GIEC et la communauté scientifique, nos politiciens iront à Glasgow la main sur le cœur en annonçant de nouvelles promesses qu’ils ne tiendront pas. C’est ce qui nous a menés dans le cul-de-sac actuel et c’est la raison pour laquelle nous serons à Glasgow.

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