Urgence climatique: révolutionner la politique, c’est la seule solution

Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) rendu public lundi est sans appel. L’ampleur du réchauffement planétaire est provoquée par l’activité humaine, qui a ajouté une quantité importante d’émissions de GES, mettant littéralement le feu au ciel. 

La menace pour l’espèce humaine est réelle et imminente. Nous ne voyons, partout sur la planète, que le début de la crise climatique et de ses impacts dévastateurs. Nous sommes actuellement dans une phase critique. Le statu quo n’est pas une option, car au rythme actuel, ce serait une augmentation de la température terrestre de +4 oC ou +5 oC.  

Le monde tel qu’on le connaît deviendrait plus hostile, avec un grave recul de l’espérance de vie, un effondrement de la qualité de vie, des impacts négatifs sur la santé et sur le bien-être des populations. Pire, le GIEC prédit une hausse majeure des prix des aliments, des conflits et des vagues de réfugiés climatiques avec toutes les conséquences que cela implique.

Nos gouvernements ont échoué

Nos deux paliers de gouvernement ont échoué lamentablement face à l’urgence climatique. Pire, ils ont contribué à l’augmentation des GES alors que même le statu quo est une catastrophe. Ce n’est pas d’un énième plan de marketing vert, d’autres promesses en l’air et/ou de beaux discours vides dont nous avons besoin, mais d’un énorme coup de barre au niveau des décisions et des actions.  

Nous pouvons encore infléchir la tendance par des mesures radicales, musclées et drastiques. Le problème n’est ni technologique ni économique, il est politique. C’est là que tout bloque. Il est plus que temps que les grands pollueurs arrêtent de dicter l’agenda politique. Les citoyens, les environnementalistes se sont battus bec et ongles, un dossier après l’autre (gaz de schiste, Énergie Est, GNL-Québec, etc.), contre leurs propres gouvernements pour empêcher le pire d’arriver. 

La CAQ a trop souvent pris position a priori contre les citoyens et pour les grands pollueurs. Elle affiche un parti pris pour les pouvoirs économiques, sans discernement. 

Les partis d’opposition, aussi très sensibles à l’élite économique, sont embourbés dans leurs contradictions et s’éparpillent dans toutes les directions possibles pour faire des gains électoraux. 

Changement nécessaire

La politique telle qu’on la connaît ne fonctionne plus pour faire face à la situation. Nous avons trop perdu de temps à essayer d’influencer les décideurs, il est temps et même urgent de les remplacer maintenant. Nous avons besoin de femmes et d’hommes et d’un parti politique qui auront le courage de s’émanciper de l’influence des grands pollueurs et de l’État pétrolier canadien.  

Le Canada fait exactement l’inverse des recommandations du GIEC, et ce, de façon consciente et volontaire. Il projette une croissance de l’exploitation des sables bitumineux et de l’extraction du gaz de fracturation, les deux énergies les plus polluantes de la planète, qu’il voudra exporter en traversant le territoire du Québec. Alors qu’au Québec, paradis des énergies vertes et renouvelables, les solutions sont à portée de main. Nous devons et nous pouvons changer radicalement la donne politique, pour l’avenir du Québec et de l’humanité.

António Guterres, secrétaire général des Nations unies, nous prévient : « Si nous unissons nos forces dès maintenant, nous pouvons éviter une catastrophe climatique, mais, comme l’indique clairement le rapport, il n’y a pas de temps à perdre ni de place pour les excuses. » 

La création du nouveau parti politique Climat Québec permettra aux Québécois et Québécoises de se coaliser pour livrer une action sans complaisance et donner pleine légitimité à un plan d’action à la hauteur de la situation, avec le rapatriement de tous nos pouvoirs. 

Laisser un commentaire