André Bélisle : Cohérence politique et urgence climatique

La volonté politique de faire face à l’urgence climatique se mesure aux résultats. Force est de reconnaître que l’action politique en ce domaine n’a pas progressé au Québec et elle s’est gravement détériorée au Canada, ce qui par voie de conséquences a de sérieuses répercussions environnementales, sociales et économiques en territoire québécois. 

Cette dichotomie politique est un verrou au progrès social et énergétique. De plus, elle porte ombrage à la renommée internationale du Québec, reconnu pour son engagement envers les énergies propres.

Souvenons-nous de l’essor extraordinaire du Québec qui s’affirmait mondialement lors de la Révolution tranquille : « Maîtres chez nous », disaient René Lévesque et Jean Lesage en concentrant tous les efforts de l’État au service de la cause pour assurer notre autonomie, notre indépendance et notre résilience par l’hydroélectricité.

Martine Ouellet et Climat Québec proposent une révolution verte mettant à contribution tous les leviers de l’État pour la protection du climat et de l’environnement dans une orientation de développement social et économique conséquente. 

Faire face à l’urgence climatique impose de penser en dehors de la boite, d’agir autrement et surtout, de consentir un effort de temps de guerre pour y arriver. Voilà pourquoi j’appuie la proposition et le travail de Climat Québec.  

André Bélisle

Militant écologiste depuis 40 ans