Climat Québec : Pour l’indépendance à temps plein

Un nouveau parti voit le jour : je salue l’arrivée de Climat Québec dans notre paysage politique.

Pour pousser le mouvement indépendantiste vers le haut, il faut avoir une machine politique qui s’y dédie entièrement et constamment. Avec des partis indépendantistes qui font la promotion de l’indépendance à temps partiel, jamais nous n’atteindrons notre objectif qui demande un militantisme acharné, une pédagogie sans relâche et une mobilisation quotidienne.

Bien sûr, dans les partis déjà existants, des individus s’impliquent pour l’indépendance avec une grande ardeur que j’admire. Ils ont tout mon respect. Mais à l’évidence, il s’agit, la plupart du temps, de ramer à contre-courant de l’establishment des partis, alors que ce temps et cette énergie pourraient plutôt être utilisés pour aller vers nos concitoyen.nes et les mobiliser pour l’indépendance de notre pays. Un parti où l’on perd son temps à convaincre ses propres députés et militants de se consacrer en priorité à l’indépendance n’est pas un parti qui nous y mènera. Il faut un parti auquel les militants et les dirigeants adhèrent d’abord et avant tout pour faire du Québec un pays.

Personnellement, j’appuie aujourd’hui la création du nouveau parti indépendantiste Climat Québec parce qu’il entend se donner corps et âme à l’urgence de notre temps : l’indépendance du Québec et la lutte pour l’avenir de la planète (qui n’a de sens au Québec qu’avec l’indépendance). Parce que voilà un parti qui met l’indépendance du Québec dans son ADN, un parti pour lequel l’indépendance n’est pas qu’une préférence, mais l’objectif à la base même de sa création et de son action. Changer des partis existants de l’intérieur pour les forcer à aller vers l’indépendance à reculons ? On joue dans ce film-là depuis 25 ans, et même davantage. On connait les résultats.

J’espère que Climat Québec rebrassera l’échiquier politique et contribuera à remettre l’indépendance à l’avant-plan des préoccupations des Québécois. es. J’espère qu’il attirera de nouveaux visages avec l’objectif de faire du Québec un pays. Le défi est grand, certes. Mais j’admire l’audace de ceux et celles qui font le pari de parler d’indépendance avant, pendant et après les élections, partout et tout le temps, et tant qu’il le faudra. Je ne peux que les appuyer.

D’ailleurs, je ne peux que me réjouir du retour au-devant de la scène politique de Martine Ouellet, à la tête de Climat Québec. Voilà une femme dont le parcours indépendantiste est clair et se démarque par sa droiture, sa détermination et sa persévérance. Voilà quelqu’un dont on sait qu’elle ne déviera jamais de l’objectif de notre indépendance. Voilà quelqu’un pour qui l’indépendance n’est pas conditionnelle à ceci ou cela, quelqu’un qui ne nous amènera pas dans de « beaux risques » qui sont des culs-de-sac. Quelqu’un dont on peut être certain qu’elle est dévouée à l’indépendance du Québec, envers et contre tous les obstacles. J’admire cela profondément.

Bref, je ne peux qu’appuyer ceux et celles qui vaillamment, telle Martine Ouellet, font de l’indépendance la priorité absolue pour que le Québec et la planète aient un avenir.

Pierre-Luc Bégin

Enseignant et éditeur