Alejandra Velásquez Higuera : Appui à la création de Climat Québec

Dans une époque de méfiance politique, où les mouvements citoyens et les organismes sociaux prennent de plus en plus de place, il est nécessaire d’avoir un nouveau parti politique qui soit à l’image de notre réalité. Nous ne sommes plus dans l’esthétique. C’est bien beau que les partis veuillent se rénover, mais ils ne font que du maquillage. Ils se refont une nouvelle peau, mais ils gardent toujours les mêmes directives d’origine qui ne permettent pas de réaliser de réels changements. Après avoir milité dans les partis actuels et avoir tenté de m’y intégrer et de m’y reconnaitre, je me suis heurtée à ce qu’on appelle « l’establishment » ! Ce sont des partis qui se disent ouverts, mais qui possèdent leur propre agenda interne. Comme on dit dans mon pays d’origine : « le problème des petits clubs est de ne pas en faire partie ». Au début j’étais impressionnée par le processus démocratique pour faire passer les idées, mais rapidement je me suis rendue compte qu’il faut faire du lobby au cœur du parti pour faire passer ses idées. 

Alors il est grand temps qu’un parti politique prenne en main et tienne à cœur notre réalité environnementale et l’indépendance, car aujourd’hui on ne peut pas penser à l’un sans l’autre. 

Le Québec peut être un chef de file en matière d’énergies renouvelables, mais il ne peut pas se développer à son plein potentiel dans un Canada qui ne respecte pas l’environnement. J’ai vu de près les dommages causés par les entreprises (canadiennes pour la plupart) qui sont en Colombie afin d’exploiter les ressources naturelles sans aucune responsabilité environnementale et sociale. Il y a des choses qu’on ne peut pas réparer avec l’argent. La contamination de l’eau avec le mercure pour extraire de l’or tient du génocide dans une région où l’économie et l’alimentation sont basées sur les pêcheries. Le Québec ne peut pas rester dans un pays qui offre des bénéfices aux entreprises qui font de l’extraction pétrolière et minière et qui permet à leurs entreprises d’aller dans d’autres pays pour exploiter les ressources naturelles sans se soucier des communautés indigènes ou paysannes. Ils arrivent et causent des dommages environnementaux, détruisent les milieux de vie des communautés indigènes, forcent le déplacement de familles et font appel aux forces armées pour exercer leur volonté. Après avoir pillé les ressources et engrangé les profits, elles repartent sans se soucier de réparer les dommages humains et environnementaux causés par leur exploitation. Le Canada est complice des dommages faits ailleurs !  

Depuis que j’ai le droit de vote au Québec (il y a un peu plus de 4 ans), je m’intéresse de plus en plus à la politique de mon pays d’accueil, car ma contribution à ma société d’accueil n’est pas seulement économique, mais elle touche aussi à toutes les sphères de la société québécoise. Lors de la course à la chefferie du parti québécois en 2016, je me suis informée des tous les programmes des candidats. Celui de Martine Ouellet semblait être plus proche de mes valeurs que ceux des autres alors elle a soulevé mon intérêt et j’ai commencé à m’informer sur son parcours politique (assez impressionnant). Après son passage au niveau fédéral et le lynchage public qu’elle a subi, cette situation m’a fait sympathiser davantage avec elle. Car j’y ai revu le même scénario que j’avais vu et vécu dans mon pays, c’est-à-dire celui qui survient quand une femme décide d’être forte et de prendre sa place (généralement occupée par les hommes) et de lever sa voix. Le pouvoir macho en place fait tout pour l’écraser et la discréditer. On la traite d’hystérique et de pires choses encore. Ainsi, après la période de silence de Martine et suivant ma déception dans les congrès et les élections politiques ainsi que les comités adeptes de la cassette : « on a toujours fonctionné comme ça », Martine commence son projet MQI et son magazine oui je le veux. J’ai tout de suite été curieuse et j’ai commencé à participer aux différentes séances d’information ici et là.

Après avoir démontré mon intérêt au sein des autres partis pour aider et donner mon point de vue comme nouvelle immigrante économique de première génération, qui ne parlait pas français à son arrivée en 2012 et qui aujourd’hui a le désir de vivre dans un Québec indépendant qui me ressemble et qui est capable de prendre soin de notre Mère Nature, j’ai été amèrement déçue de mon expérience.

Alors je me suis dit, Martine a l’air conséquente avec ce qu’elle dit, alors je vais faire un autre effort pour prêter main forte au projet du Québec. Donc, j’ai finalement décidé de lui parler et lui montrer mon intérêt à participer dans son projet Climat Québec. Quelques jours après, j’étais en train de déjeuner avec elle pour discuter à propos de comment je pourrais apporter ma vision et partager mes habilités dans ce gros projet. Suivant près de deux ans à travailler avec elle, je peux dire que Martine a toujours été prête à écouter mes idées. Martine sait où elle s’en va, elle a toujours gardé le cap sur l’indépendance du Québec. Travailler avec elle est également très agréable, c’est vraiment une joueuse d’équipe. Aussi, j’ai toujours senti que mes propositions étaient bien accueillies par Martine. C’est une femme déterminée et qui a à cœur l’indépendance du Québec et la cause environnementale. Je me joins à elle avec plaisir parce que je trouve ma place dans son équipe, une équipe engagée pour un Québec respectueux de l’environnement et surtout un Québec libre, avec des Québécois et des Québécoises de toutes origines !

Alejandra Velásquez Higuera

Militante indépendantiste